Total envisage de construire un complexe pétrochimique en Irak

D’après Larédac’ à 20h18 le 01 Mars 2014


Alors que les violences en Irak ont renoué depuis un an avec le niveau de 2008, alimentées par un mécontentement de la minorité sunnite et la guerre civile en Syrie voisine.

Plus de 710 personnes ont été tuées depuis le début du mois de février, et plus 1.700 depuis le début de l’année 2014, selon un décompte effectué par l’AFP à partir de chiffres fournis par les services médicaux ou de sécurité.

Hé bien malgré tout cela l’entreprise française Total envisage de construire un complexe pétrochimique « de taille mondiale » en Irak, dans le cadre de sa stratégie de développement de ses activités de raffinage-chimie sur les marchés en croissance du Moyen-Orient, a annoncé vendredi le géant pétrolier à l’AFP.

Le directeur général de la branche raffinage-chimie de Total, Patrick Pouyanné, a signé en novembre 2013 une lettre d’intention avec le vice-ministre irakien de l’Industrie et des Mines, Mohammed Abdullah Mohammed Zain, portant sur l’étude et la construction d’un complexe pétrochimique dans la zone portuaire de Bassorah, dans le sud de l’Irak.

« Il s’agit d’un accord entre le ministère de l’Industrie et des Mines irakien et Total pour une étude de préfaisabilité d’un complexe pétrochimique de taille mondiale en Irak« , a déclaré une porte-parole du groupe pétrolier.

« Il s’agit à ce stade de discussions exploratoires qui doivent être confirmées dans les prochains mois« , a-t-elle ajouté, sans pouvoir préciser le montant de l’investissement envisagé.

Total souhaite renforcer ses activités de raffinage-chimie sur les marchés en croissance de l’Asie et du Moyen-Orient, où il est présent de longue date, alors que cette branche est à la peine en Europe, en raison des difficultés persistantes du raffinage, pénalisé par la concurrence internationale.

« Ce projet se conçoit dans le cadre de la stratégie intégrée du groupe dans les pays producteurs : le développement de projets aval viendrait en complément de projets amont (exploration-production, ndlr). Compte tenu de son passé et de son présent en Irak, le groupe s’intéresse naturellement à la valorisation des ressources gazières dans le pays« , a déclaré Patrick Pouyanné à l’AFP.

Le groupe investit aujourd’hui 15% de ses capitaux dans la zone Asie-Moyen-Orient, et souhaite augmenter cette part à 30% d’ici à 2017.

Ces marchés lui permettent aussi d’accéder à une matière première meilleur marché que le naphta, dérivé du pétrole utilisé par la pétrochimie européenne.

Source : Afp, Les Echos, presse économique