Un ancien responsable de mosquée accusé de proxénétisme

D’après Larédac’ à 09h30 le 19 Avril 2014

L’information qui suit et les accusations qui en découlent sont extrêmement grave, au vu de la personne concernée. 

Situation très rare, un ancien responsable de mosquée de la ville d’Orange dans le Vaucluse, ainsi que ses trois fils, âgés de 30 à 37 ans, et une femme de 47 ans, sont poursuivis pour proxénétisme aggravé, leur procès s’est ouvert ce jeudi 17 avril.

Abdelslam Bahiad, ancien responsable de la plus importante mosquée d’Orange, était le président de l’association « Lumière de Dieu » depuis 1985. Il est donc poursuivi pour proxénétisme aggravé, non justification de ressources, de blanchiment d’argent ainsi que pour  aide au séjour irrégulier.

Au tribunal se trouvait également avec lui ses trois fils et une femme n’étant pas de la famille  qui, selon la justice, aurait joué le rôle de « rabatteuse » en ramenant depuis le Maroc des filles dans son coffre de voiture ou avec des passeports falsifiés.

C’est après le témoignage d’une jeune Marocaine que la police a pu mettre en évidence ce qu’elle a appelé un réseau mafieux de prostitution. La jeune femme aurait déclaré que les prévenus allaient chercher des filles au Maroc pour les ramener ensuite en France sur les trottoirs d’Orange. Pour les appâter, les suspects donnaient quelques milliers d’euros ainsi que la promesse d’obtenir les papiers français.

Sept victimes ont été retenu par la police judiciaire d’Avignon pendant l’enquête. Se basant sur une période de 2007-2009, mais signalant que le réseau fonctionnait certainement depuis bien plus longtemps. Les jeunes femmes tombées dans le rêve de l’eldorado français devaient se prostituer de force et rencontraient leurs clients dans les multiples appartements insalubres décimés à travers la ville que possédait le principal accusé. La famille possédait apparemment aussi un bar qui servait de « piège à pigeon ».

Du côté des accusés, à la barre les prévenus se sont dit surpris des faits qui leur sont reprochés en les niant totalement. Le principal accusé, Abdelslam Bahiad a déclaré que dans toute cette affaire « il n’y a que des mensonges« , son fils ajoutant « ce dossier me dépasse« .

L’avocat des plaignants, a tenté de dénoncer « les manœuvres, les manipulations et le scandale » qu’ont subis ses clients lors de leurs auditions durant l’enquête. En effet, les prévenus s’étaient plaints, lors de leur mise en examen en 2009, que les policiers d’Orange avaient mis en place « un coup monté« . Une enquête a été menée par l’Inspection générale de la police nationale mais celle-ci s’est soldée par un non-lieu.

Mais le dossier très lourd a conforté le président du tribunal correctionnel de Carpentras, Michel Célarès, de condamner Abdelslam Bahiad à six ans de prison pour proxénétisme aggravé. Le président a déclaré que ce dossier comportait « beaucoup de pression, de violences, de menaces de représailles et d’intimidations« .

Selon la procureure Maryse Phaure, « le patriarche [est] celui qui est à l’origine de toutes ces misères. Le cerveau, c’est le père, la tête pensante, la mise en place de l’organisation, c’est Abdelghafour et les bras armés, c’est les deux derrière (Niki et Omar, NDLR). Quand on n’obéit pas, on cogne !« .

Cette peine sera assortie d’une interdiction de séjour pendant cinq ans dans le Vaucluse, le Gard ainsi que dans les Bouches-du-Rhône. 

Pour ce qui est des fils, les peines vont de deux à trois ans avec confiscation de leurs avoirs bancaires, quant à la femme qui s’occupait du recrutement, elle écope de quatre ans de prison dont deux avec sursis.

Espérons que cette affaire sordide ne soit pas assimilée à l’Islam en étant repris par ces hyènes toujours à l’affût d’une histoire à détourner pour leur intérêt politique ou nationaliste.

Source : AFP, Métro