Une étudiante israélienne menacée de mort après avoir soumis un projet critiquant l’Islam

Une étudiante israélienne en art a reçu des menaces de mort après avoir soumis à son université un projet critiquant l’Islam. Celle-ci soutien son étudiante et a défendu son droit à la liberté d’expression. 

Une étudiante en art d’une vingtaine d’années, originaire d’Umm al-Fahm, a déposé une plainte auprès de la police israélienne lundi dernier à cause des menaces qu’elle aurait reçues après avoir soumis une pièce composée d’un tapis de prière musulman à l’université de Haifa, où il est écrit « Dieu est mort, continuez à prier ». Selon l’étudiante se commentaire était destiné à Daesh.

Le projet a suscité une forte controverse et des réactions plus ou moins furieuses de la part de la communauté musulmane, après avoir vu les photos de la pièce qui ont été postés par deux étudiants. « J’ai reçu beaucoup de soutien, à l’exception de deux étudiants qui ont photographié ce que je présentais sans mon approbation, et mis les photos en ligne sur les médias sociaux » a expliqué l’étudiante.

 

La pièce de l’étudiante a été préparée dans le cadre de son diplôme. Certains adversaires ont affirmé que sa présence était une insulte envers les musulmans et leur foi. Et Inversement, les partisans de l’étudiante ont affirmé qu’elle était pleinement dans son droit de s’exprimer d’une telle manière.

Pour Ahmed, résident de Sakhnin et étudiant dans la même université, cette pièce est inacceptable, « malheureusement, l’étudiant a voulu attirer l’attention en nuisant à la religion. Il est inacceptable d’écrire des choses comme ça. Vendre et écrire que Dieu est mort est quelque chose qui nuit réellement. Nous devons respecter toutes les religions et ne pas franchir les lignes rouges » a-t-il déclaré à Ynetnews.

Pour sa défense l’étudiante a déclaré que « la pièce a été présentée en classe et non dans une galerie. Les travaux qui sont faits en classe ne sont pas censés être présentés à l’extérieur« . Poursuivant que les deux étudiants ont posté ces photos en donnant à cette dite oeuvre « une interprétation complètement différente pour me provoquer et pour la retourner contre moi« . 

Suite à la controverse, l’étudiante a déclaré qu’elle avait reçu des menaces, « suite à ce comportement irresponsable, les réponses ont été extrêmes et inflammatoires par des gens qui ne me connaissent pas et ne savent pas ce quelles étaient mes intentions« . « J’ai reçu des menaces de mort et des messages de personnes qui disaient vouloir me tuer et me bannir de Umm al-Fahm, et il y avait aussi des malédictions. Je ne le regrette pas et je ne pense pas que j’ai fait une erreur. Les gens qui ont commis une erreur sont ceux qui m’ont fait du mal« .

L’étudiante a raconté : « Dans la vie quotidienne, quand vous voulez décrire une personne sans pitié, vous dites : « Vous n’avez pas Dieu« . J’ai pris ce concept et essayé de jouer avec lui et de changer ses mots. Je voulais dire ISIS, qui semble garder tous les commandements, mais fondamentalement ne croient pas que la religion est la moralité, la compassion et l’amour« .

L’université d’Haïfa a commenté la controverse en déclarant qu' »il s’agissait d’une tâche à faire par un étudiant de l’école d’art et, comme dans le cas d’autres travaux, il a été présenté aux étudiants et aux conférenciers pour qu’ils l’examinent. Nous allons maintenir la liberté d’expression de tous nos étudiants« .

Si les menaces de mort peuvent être condamnées, on peut toutefois voir dans ce qui est appelé de l’art une véritable offense envers la communauté musulmane mais aussi envers celle qui croit en un Dieu unique.

Sources : Ynetnews.com, Heast.com